Grève des pompiers : des centaines campent au Champ‑de‑Mars, dénoncent le manque de moyens
Des centaines de sapeurs-pompiers ont installé un campement au centre du Champ‑de‑Mars, au pied de la tour Eiffel, pour protester contre le manque de moyens et un projet de loi jugé insuffisant après un été marqué par de graves incendies.

Un campement au cœur de Paris
Des dizaines de sapeurs-pompiers ont érigé un campement improvisé sur le Champ‑de‑Mars, à proximité immédiate de la tour Eiffel. Les manifestants, regroupés en plusieurs dizaines de tentes, restent sur place pour faire entendre leurs revendications. Leur présence attire l’attention des passants et des médias, qui couvrent la mobilisation.
Revendications liées aux incendies de l’été
Les pompiers dénoncent le « manque de moyens » dont ils auraient souffert durant l’été, période marquée par une série d’incendies jugés dévastateurs. Selon leurs déclarations, les ressources matérielles et humaines disponibles n’ont pas été suffisantes pour répondre efficacement à l’ampleur des sinistres. Cette situation alimente le sentiment de frustration au sein du corps.
Un projet de loi jugé « vide »
Parallèlement aux revendications opérationnelles, les manifestants critiquent un projet de loi récemment présenté, qu’ils qualifient de « vide ». Ils estiment que ce texte ne répond pas aux besoins réels du service incendie et ne propose pas d’augmentation concrète des moyens alloués. Le slogan « On est méprisés » résume le sentiment d’abandon exprimé par les pompiers, qui espèrent que leur action incitera les autorités à réviser les mesures prévues.
La mobilisation se poursuit, les pompiers restant sur le Champ‑de‑Mars dans l’attente d’une réponse officielle.
💬 Commentaires
Connectez-vous pour laisser un commentaire.
Soyez le premier à réagir.
À lire aussi en France

Marseille : le maire Payan exige la présence de Nuñez après les violences du 17 octobre
Après les violences et pillages du 17 octobre à Marseille, le maire Benoît Payan conteste le chiffre de 30 000 pillards et demande au ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez de se rendre sur place rapidement.

Darmanin annonce 2 513 gardes à vue et 67 incarcérations après les violences du 17 octobre
Suite aux violences du 17 octobre, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a déclaré lundi soir 2 513 gardes à vue et 67 incarcérations, ainsi qu'un renforcement des moyens d’enquête.

Violences du 17 octobre : Lecornu convoque les syndicats, CGT accuse stratégie du chaos
Après les violences du 17 octobre lors des manifestations contre la vie chère, le ministre Sébastien Lecornu a reçu mercredi les représentants syndicaux à Matignon, alors que la CGT qualifie la politique gouvernementale de « stratégie du chaos » et que la mobilisation du 5 novembre approche.

Yonne : Une soirée Halloween au cimetière de Sens annulée après la plainte d'une mère
L'agence de tourisme de Sens avait prévu une visite théâtralisée du cimetière à la lanterne pour Halloween, mais l'événement a été annulé suite à la contestation d'une habitante endeuillée.

Couvre-feu à 23h dans certains quartiers de Paris après les violences du 17 octobre
Un couvre-feu a été décrété à 23 h dans plusieurs quartiers parisiens le lundi 19 octobre 2026, suite aux violences du 17 octobre. Des mesures similaires avaient d'abord été annoncées dans le Nord du pays.

Comparutions immédiates à l'échelle nationale après les violences du 17 octobre
Le lundi 17 octobre 2026, de nombreuses comparutions immédiates ont eu lieu partout en France suite aux débordements du 17 octobre. Les investigations se poursuivent pour identifier les membres des black blocs et les meneurs des pillages.