Nagashima, l'île des lépreux, une histoire japonaise méconnue
Dans les années 1930, le Japon a confiné les malades de lèpre dans des sanatoriums, dont celui de l’île de Nagashima, un épisode encore largement méconnu même parmi les habitants de l’archipel.

Une période sombre de la santé publique japonaise
Dans les années 1930, le Japon fait face à une recrudescence de la lèpre, maladie infectieuse qui attaque les nerfs et déforme le corps. Confronté à la propagation de cette maladie, le gouvernement décide d’isoler les patients afin de limiter les contaminations. Cette politique d’enfermement conduit à la création de plusieurs établissements spécialisés, appelés sanatoriums.
Nagashima, l’île des lépreux
Parmi les sites choisis, l’île de Nagashima accueille un sanatorium destiné aux personnes atteintes de lèpre. L’île, située dans l’archipel japonais, devient ainsi le lieu de détention de ces malades, loin des populations générales. Cette mesure, bien que présentée comme une protection sanitaire, s’inscrit dans une histoire sombre et peu connue du pays.
Un souvenir largement oublié
L’épisode de Nagashima reste aujourd’hui largement méconnu, même parmi les habitants de l’archipel où se trouve l’île. La mémoire collective n’a pas conservé de trace détaillée de ces installations, et le sujet demeure peu abordé dans les récits historiques traditionnels. Cette omission souligne la difficulté à faire connaître certaines pages de l’histoire médicale du Japon.
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