L'info en continu
monde · samedi 26 septembre 2026 à 21:00

Xénophobie en Afrique : quand l’étranger devient bouc émissaire

Dans un contexte de crise, l’étranger est souvent pointé du doigt en Afrique malgré plus de 80 % des migrations de travail intra‑continentales, selon une interview d’Alfred Babo.

👁 0 lecture❤️ 0 j'aime
Xénophobie en Afrique : quand l’étranger devient bouc émissaire
WhatsAppXFacebook

Un paradoxe persistant

En Afrique, les discours hostiles aux migrants subsistent même si la grande majorité des migrations de travail, plus de 80 %, se déroulent à l’intérieur du continent. Cette contradiction apparaît dans plusieurs pays où l’étranger est régulièrement accusé d’être à l’origine de difficultés économiques et sociales, telles que le chômage, les problèmes de commerce, l’accès au logement ou aux services publics.

Facteurs du rejet

Fatimata Wane interroge les mécanismes qui transforment l’hospitalité traditionnelle en rejet. Selon l’anthropologue Alfred Babo, enseignant à Fairfield University, la précarité, les inégalités et les discours politiques jouent un rôle clé dans la construction du « étranger ». Ces éléments nourrissent une perception de l’étranger comme responsable de problèmes qui dépassent les capacités individuelles, renforçant ainsi le bouc émissaire.

Entre idéal panafricain et réalités identitaires

Le débat s’étend également à la tension entre l’idéal panafricain de libre circulation et la persistance de frontières ainsi que de replis identitaires. Malgré les aspirations à une mobilité sans entrave, les frontières et les identités locales continuent d’alimenter des attitudes de rejet, créant un fossé entre les discours de solidarité et les pratiques quotidiennes.

⚡ L'actu en 60 secondes

Retrouvez nos synthèses vidéo quotidiennes.

Suivre @alertiva sur TikTok

💬 Commentaires

Connectez-vous pour laisser un commentaire.

Soyez le premier à réagir.

À lire aussi