Dix ans après Eséka, le Cameroun reste en deuil
Il y a dix ans, un train de Camrail déraillait à Eséka, faisant 79 morts et plus de 552 blessés ; les familles des victimes attendent toujours justice et indemnisation.

Le drame d'Eséka en chiffres
Le 22 octobre 2016, un train exploité par la société Camrail déraillait à Eséka, dans le centre du Cameroun. L’accident a coûté la vie à 79 personnes et en a blessé au moins 552. Cette catastrophe demeure la plus grave de l’histoire ferroviaire du pays.
Conséquences humaines et financières
Dix ans après les faits, les séquelles restent profondes. De nombreuses familles n’ont toujours pas pu faire leur deuil, faute de corps récupérés sur le site du sinistre. D’autres attendent encore d’être indemnisées, malgré les promesses d’indemnisation faites par les autorités et la société ferroviaire. Le traumatisme psychologique et les difficultés économiques continuent d’affecter les proches des victimes.
Un reportage d’investigation
Le quotidien a réalisé un reportage complet, mené par Marcel Amoko, Richard Tessoh et Giresse Nganaa, afin de faire le point sur les circonstances du drame et sur l’évolution du suivi des victimes. Les journalistes ont recueilli les témoignages des survivants, des familles et des responsables, soulignant les lacunes persistantes dans la prise en charge et la recherche de réponses judiciaires.
Cette enquête rappelle que, même une décennie après, le Cameroun reste marqué par la tragédie d’Eséka et par les attentes non résolues des victimes et de leurs proches.
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